Je vous laisse apprécier la finesse de ce court qui mêle réflexion sur le temps, l'art, la beauté, la consommation, et emmène avec une talentueuse légèreté le spectateur flotter sur les rayons d'un supermarché.
servez-vous, c'est open court !

Un film à l'esthétique époustouflante, même si le graphisme n'atteint pas la qualité de Sin City, autre célèbre adaptation de l'oeuvre de Franck Miller. Sanglant et efficace, le film est une longue bataille entre les 300 spartiates emmenés par Léonidas et des millions de Perses, hachés menus tout au long des combats. Sans surprise, les dialogues ne présentent aucun intérêt, et le propos pas plus : tout cela se résume à "pour la gloire ! pour la liberté !".
3 jours, 3 films : Paris je t'aime, Marie-Antoinette, Dikkenek
Petit classement de circonstance :
1 - Marie-Antoinette, de Sofia Coppola
Voilà un film qui partage nettement le public, et qui m'a vraiment enchanté ! Il ne s'y passe peut-être pas grand chose, mais c'est divinement filmé, Kirsten Dunst y est splendide, et le souci du détail est fantastique. Non seulement Versailles est sublimé par la réalisation, mais la volonté de créer un film aussi rock sur Marie-Antoinette est une grande réussite ; on lit notre jeunesse dans les yeux candides de la belle Kirsten, une jeunesse toujours tiraillée entre les devoirs et les responsabilités que demande le monde et l'insouciance, la belle insouciance pleine de vie. Un très beau film. Un peu en-dessous de Lost in translation, un peu en-dessus de Virgin Suicide, résolument à la hauteur de la surprenante Sofia Coppola qui porte décidément bien son nom. ***
2 - Dikkenek, Olivier Van Hoofstadt
Littéralement démonté par la critique, cette comédie belge sans prétention est excellente. Certains apprécieront peut-être mieux l'humour noir et salement gratuit en ayant consommé les substances qui furent certainement nécessaires à l'élaboration d'un scénario aussi absurde - presque un non-scénario. Cependant, même sans ça le film reste drôle et décapant, absolument pas complaisant, mettant en scène personnages glauques et loufoques aux accents parfois impossibles. Au casting, des acteurs qui se font manifestement plaisir : Dominique Pinon (le pilier au dictaphone dans amélie poulain), Marion Cotillard (en instit 'schnoufée'), Florence Foresti (dans un petit rôle de flic lesbienne) et une sacrée compagnie de tarés. L'humour de c'est arrivé près de chez vous n'est parfois pas bien loin, et Dikkenek pourrait bien devenir aussi culte. ***
3 - Paris Je T'aime, 18 réalisateurs différents - concept : Raconter en 5 min l'histoire d'une rencontre amoureuse dans un quartier de Paris
On s'y attendait, c'est inégal. Du bon, du moins bon, et du mauvais. A voir pour Paris et les deux-trois courts vraiment sympas. Rien d'exceptionnel. Mes préferés (dans le désordre) : Monmartre (Bruno Podalydès), Tour Eiffel (Sylvain Chomet), et Quartier des enfants rouges (Olivier Assayas). *(*)
Et maintenant pour les parigos, la fête continue avec Paris Cinéma !
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